vendredi 14 septembre 2012

Ménage de printemps....

Comment ça on n'est pas au printemps ??? (oui mais bon c'est chez moi je fais comme je l'entends !!)

Parfois il est nécessaire d'agir même si c'est douloureux. Prendre des décisions n'est pas une chose simple et même si dans notre quotidien nous sommes amenés à prendre régulièrement en y regardant de plus près on se rend compte qu'on ne décide que des petites choses. Non pas des choses sans importance, mais des choses sans grand enjeux.

J'ai lu dans un blog de psy que notre vie se fondait sur quelques décisions, quelques oui ou non répondus à des questions entre 18 et 22 ans. On ne se rend pas forcément compte à cet âge à quel point notre vie future va être influencée, c'est l'âge de tous les possibles aussi on se dit souvent c'est pas grave je peux toujours changer....

Sauf que le système ne favorise pas le changement, la société aime les cases, les parcours linéaires, elle aime cataloguer. Même notre entourage nous pousse à nous contenter pas à nous rebeller le changement est synonyme de danger.

Au delà de ça, je crois faire partie des personnes qui, bien qu'hésitante parfois, n'hésite pas à décider quand la situation l'exige. Je ne pousse pas les autres à le faire à ma place, je ne me défausse pas, et j'assume mes décisions, même quand je me trompe, surtout quand je me trompe.

On décide en son âme et conscience avec les éléments en notre possession au moment de faire ce choix. 

Quand une situation n'a pas d'issue, qu'une relation en mène nul part, je ne sais pas si il s'agit vraiment d'un choix que d'y mettre un terme. Pourtant ça ne rend pas les choses plus faciles, ni les sentiments moins forts. Il s'agit d'un triste et douloureux constat d'erreur, on se trompe parfois sur les attentes de l'autre, on attend aussi quelque chose qui ne viendra pas. Nous avons chacun nos objectifs en fonction de nos projets personnels parfois les choses vont dans le même sens, parfois non, c'est la vie et la faute à personne, seulement la conséquence de nos choix.

Dire adieu n'est jamais facile, et pourtant parfois nécessaire, c'est la vie....

Mais la vie fait souvent mal....

lundi 3 septembre 2012

Concours or not concours...

J'ai commencé mes pérégrinations. Oh rassurez vous (quoi vous n'étiez pas inquiets ???) Je n'ai pas procédé à une recherche frénétique non plus, mais j'ai posé quelques balises, exprimé mon envie de changement, et je prends le temps de la réflexion.

Le premier bilan est que j'ai loupé deux fois un concours qui m'aurait permis d'être mieux payé sans impliquer de déménagement........


Un peu ballot quand même, on va dire que ce n'était pas le moment. Mais j'enrage un peu, même si objectivement cette année n'aurait pas été propice à une préparation sérieuse.


Si je dois à nouveau présenter un concours, je veux me donner les moyens d'être correctement préparée, ne pas me mettre la pression et prendre le temps nécessaire, forcément long puisque cette préparation se fera en plus de mes activités actuelles. Et tant qu'à présenter un concours pourquoi ne pas viser plus haut ?


Aurais je vraiment le courage, la ténacité nécessaire pour me lancer dans ce projet ambitieux ?

Pour le concours d'abord puis pour l'année de formation, quitter ou séparer ma famille pour me permettre d'évoluer ou dois je attendre encore quelques années que mes nains n'aient plus besoin de moi ?

Est ce que ma famille n'est pas non plus une excuse pour ne pas affronter ma peur de l'échec ? 


Est ce que c'est le bon moment ?


Si je n'en suis pas intimement persuadée je sais que je ne pourrai pas m'investir à fond. Si j'ai peur des conséquences personnelles, je vais me saborder. Je le sais je l'ai déjà fait.


Autant de questions auxquelles il va me falloir répondre très prochainement. Pourquoi vite ? parce que patience n'est pas mon deuxième prénom et quand j'ai une idée en tête je ne l'ai pas ailleurs lol


J'ai besoin de projets pour avancer, d'un moteur à ma vie qui part à la dérive en ce moment.

Pourquoi ne suis je pas capable de profiter de ce que j'ai et pourquoi je me sens toujours obliger de courir après plus ? au risque de tout perdre ?

Est ce que je ne suis pas en train de passer à côtés de l'essentiel en courant après des chimères ?

et quel est l'abruti qui a inventé le mot pourquoi ? il ne m'a franchement pas aidée lui lol

Je me perds dans cette multitude de questions, d'hésitations....

Il parait que je dois trouver les réponses en moi mais j'ai peur d'avoir perdu la lampe de spéléo pas de chance...

 

lundi 13 août 2012

Boulot...

Dans mes projets d'avenir, j'ai beaucoup de choses en tête.Mais je sais aussi qu'il convient de procéder par petit pas. Un à la fois. (non, non pas les verres de sky les changements bande d'alcoolique !!!

J'ai à la fois une idée précise de ce que je veux pour moi et à la fois je ne sais pas du tout ce que je veux. comment ça je ne suis pas claire ????

Je voudrais un job qui me passionne, dans lequel je me dise c'est déjà l'heure de partir ? Un job pour lequel j'aurais envie de me lever le matin où je me sentirais à ma place, où mes compétences seraient utiles et surtout un job où je ne m'ennuie pas !!!

L'ennuie est mon principal ennemi, quand je m'ennuie je meuble et parfois pas comme il le faudrait....(en gros mon cerveau me trouve toujours une connerie à faire) !!!

Par contre quel est ce job je n'en sais absolument rien. Je n'ai même pas l'ombre du début d'une piste, c'est dire. donc le premier pas sera de me renseigner, chercher, fureter pour trouver des idées....

Je ne suis pas pressée, mais il faut commencer quelque part, alors pourquoi pas par là !!!

Oui je sais, pourquoi je l'écris ici, plutôt que de le faire ???

Et bien j'ai besoin aussi de concrétiser ce besoin, cette envie, et l'écrire ici rend les choses plus réel et m'aide à mesurer le chemin parcouru et celui qui reste à faire, une feuille de route en quelque sorte.

Peut-être que j'éprouverais le besoin de mettre ici les différentes pistes que j'explore, histoire d'en conserver une trace.....

En attendant, un job où il suffit d'être soit ça n'existe pas ??? où on peut être payée pour notre l'humour, même noir, non plus ???

Dommage...

mardi 7 août 2012

Bilan intermédiaire...

Mon premier blog se nommait "Étoile sans concession". Je l'ai créé sur un coup de sang, comme un cri de colère, la première note s'intitulait d'ailleurs "coup de gueule" tout est dans le titre, j'ai envie de dire. J'avais besoin de cet espace, il fallait que j'exprime mon mal être et cette colère profonde qui m'habitait.

Colère contre cette région, où je n'ai jamais trouvé ma place, colère contre les gens, je me censure souvent pour ne pas blesser les autres, mais j'encaisse beaucoup aussi, colère contre ma famille, qui me harcèle et me culpabilise pour que je change, mais avant tout et surtout colère contre moi.....

Je ne suis pas dupe, tous mes motifs de mécontentement ne sont que les arbres qui cachent la forêt. Mon principal soucis c'est mon poids et surtout le pourquoi j'en suis là, le reste n'est que littérature.

Ce blog m'a permis de faire redescendre la pression qui menaçait de me faire exploser à ce moment là. Je voulais me raconter, m'exprimer sans concession avec moi même, me mettre à nue au figuré puisque je ne supportais pas de l'être au sens propre.

Dans un sens, cette stratégie a été payante, avec le recul je me rends compte que j'ai pris de l'assurance, j'ai beaucoup plus confiance en moi, je connais mieux mes limites, mon regard reste sans complaisance mais il me paraît plus juste. Dans ma relation à mon corps aussi j'ai évolué, vers une paix armée si je puis dire. Je ne l'aime toujours pas, mais j'ai appris à vivre avec, à prendre soin de moi parfois.

J'ai cessé de chercher à le changer et je tente de l'accepter.

Ce n'est pas facile tous les jours, j'ai souvent des rechutes, mais dans l'ensemble nos rapports me semblent plus apaisés. C'est déjà un grand pas en avant pour moi. Pour autant tout n'est pas réglé et j'ai encore beaucoup de boulot à faire sur moi pour devenir une femme bien dans sa peau..... (utopie ???)

La prochaine étape passe par une définition de mes priorités, établir un nouveau cahier de route, j'ai besoin de savoir vers quoi je tends pour faire l'itinéraire, même si parfois je fais des détours et je me perds en route, j'ai besoin d'une direction pour calmer mes angoisses (et de moins de café peut-être ??? ah non sinon je bulle lol).


Ce qui compte dans la vie ce n'est pas la destination mais le chemin pour y parvenir...parce que finalement la destination est la même pour tout le monde, mais j'aimerais autant y arriver par le chemin le plus long et le plus (sex.....) heureux possible. Pas vous ?


lundi 6 août 2012

Le temps de se poser....

Alors contrairement à ce que le titre peut laisser supposer je ne me prends pas pour un avion, encore moins pour un hélico, ni même pour un oiseau (remballer les camisoles je ne suis pas encore mure pour ça !!!)

J'ai une maison dans laquelle je vis depuis 9 ans, une région, qui bien que mal à mon goût, m'a accueillie, et malgré cela je vis toujours comme si je devais bientôt partir.

Je vis dans l'espoir d'un ailleurs plus tard, hypothétique bonheur a venir.

Cette façon de concevoir ma vie me permet de m'adapter facilement mais m'empêche aussi de m'investir sérieusement dans l'ici et maintenant.

Je me sens de passage, dans mon job, dans cette région, dans cette maison....

Mon mari aime sa maison, sa région, il souhaite passer sa vie ici. Il est installé et intégré dans ce village où nous habitons. Pas moi.

j'ai envie de vivre ailleurs dans l'ouest, j'ai envie de changer de job, je n'aime pas conserver le même poste trop longtemps, j'ai besoin de nouveautés d'apprendre de me remettre en question. J'ai la bougeotte.

N'est-ce-pas plutôt une façon commode de ne pas m'investir dans le présent, une sorte de fuite en avant, une façon de ne vivre que dans mes rêves et de négliger les efforts nécessaires à un ancrage dans le présent ???

J'ai l'impression de passer à côtés de ma vie, d'en négliger l'essentiel, alors il serait peut-être temps que je me pose les bonnes questions et que j'en tire les conclusions qui s'imposent, puis que je cesse d'attendre. Si je reste ici il serait temps de l'accepter et d'en tirer le meilleur parti. Si je dois partir alors commencer à préparer le terrain.

Choisir c'est renoncer, et je crois que je ne parviens pas à renoncer à cette utopie qu'ailleurs c'est mieux.

Il est temps que je me pose et que j'accepte la réalité, que je devienne adulte quoi.....je suis vraiment obligée ???

jeudi 26 juillet 2012

Je suis vivante....

Oui je me rends compte que je me suis absentée sur une note assez déprimante..... et on pourrait se demander ce que je deviens.

On peut......

Alors je n'ai pas l'impression d'avoir beaucoup avancé, plutôt d'avoir vécu au jour le jour, en essayant de me cacher la tête si profondément dans le sable que je ne verrais pas que demain arrive. Bon c'est efficace au début du moins.....

Mais pas très satisfaisant. ça ne résout rien, pire les problèmes se cristallisent.

J'ai bien essayer de les ensevelir aussi mais non. Donc ma foi, les stratégies d'évitement ayant échouées (si, si quand je jette un oeil les problèmes sont toujours là) je vais donc tenter de les régler en adulte.

Sinon mes vacances se passent bien (oui on va tenter de ne pas pousser au suicide les rares lecteurs qui tombent par hasard ici....)


J'ai beaucoup aimé le parc du Trocadéro que j'ai visité lundi, mes nains ont apprécié notamment l'arc de triomphe qui est inoubliable selon eux.


J'essaie aussi de me reposer pour appréhender cette année professionnelle au mieux. Elle ne sera pas simple mais il parait que je ne suis pas censée m'en plaindre. J'ai du travail......

J'ai envie cette année de préparer le reste de ma vie. J'aimerais trouver un travail dans lequel je m'épanouie et où mes compétences sont employées au mieux.....
Je sais je crois encore au père noël, il faudrait que je songe à redescendre sur terre.

Et pourtant, ce ne doit pas être si utopique.

Ce qui me rend triste c'est que ça fait bientôt 10 ans que je travail, j’apprends et que je ne sais toujours pas où est ma place....

Mais je ne désespère pas. Je vais commencer par ce problème là, il devrait m'occuper cette année. Pour les autres on verra bien, à chaque jour suffit sa peine.

Sinon je pense revenir ici, souvent ou pas je ne sais pas, au grès de mes coups de sang et de mes états d'âme, je me rends compte que cet espace me manque.

Entre temps, j'espère avoir retrouvé mon sens de l'humour, si si il parait qu'il est passé par ici, il repassera par là.....demain peut-être !!!


mardi 4 octobre 2011

J'ai mal....

Parfois il est nécessaire de faire des choix douloureux.
Parfois on essaie de faire au mieux pour tout le monde, de respecter les droits de chacun...
J'ai essayé d'être honnête... piètre réconfort....
Mais en fait on ne sait jamais si notre décision est la bonne, on peut juste apprendre à vivre avec...
Parfois c'est plus facile que d'autres....

J'ai mal, je ne sais pas si j'ai fait ce qu'il fallait.
Tout ce dont je suis sure c'est de cette douleur....et de cette montagne de tristesse dont je ne sais pas quoi faire.
De ce goût d'inachevé acre et amer....

J'aimerais être un bateau, le vogue Merry, et partir au grès des vents, là où il me porte, emmener ceux que j'aime avec moi et tout laisser le reste au port. Partir sans soucis, sans passé, sans avenir, seul un incroyable et libre présent....

Mais j'ai fait mon choix
Tant pis
Tant pis pour moi.....

J'ai mal....


 

mardi 14 juin 2011

La petit fille sauvage...

Il était une fois une petite fille, plutôt garçon manqué, qui vivait dans une grande maison au bord de la forêt. Cette petite fille était heureuse, elle avait des parents qui l'aimaient à leur façon (un peu étouffante) mais très fort, elle avait des amis, toute une bande avec qui elle construisait des cabanes tout l'été dans le bois, elle grimpait aux arbres, se prenait pour Tarzan avec de grosses lianes. Elle était vive, gentille, pleine d'idées (pas toujours bonnes) franche, aimante et aimable. Elle avait son petit coin de paradis !!!
Quand le dieu Administration décida que si son papa voulait faire carrière il lui faudrait déménager, partir loin !!! Pourquoi on ne peut pas avoir une augmentation sur place, parce que c'est comme ça et pis c'est tout (il est un peu con ce Dieu et pas du tout ouvert à la négociation). Le monde de cette petite fille s'écroula comme un château de cartes, finit les rires au bord de la rivière, finit les cabanes, finit les arcs et les pièges à oiseaux (qui marchent pas) finit les voisins gentils, comme une grande famille, finit les amis qui l'aimaient et qu'elle aimait, finit l'enfance, bonjour l'adolescence !!!
La petite fille n'eue pas le choix, elle suivit son papa la mort dans l'âme, et paradoxalement c'est à sa maman qu'elle en voulut !! Pourquoi tu ne m'as pas protégée ? Pourquoi ça fait si mal ? Pourquoi ils me manquent tant ? Tu m'as déracinée !!! Rendez-moi ma forêt, où je me sentais chez moi !!!!
Depuis la petite fille, a bien grandit, elle est devenue une femme, mais elle n'a plus jamais eu l'impression d'appartenir à un endroit aussi pleinement, ses racines sont coupées, une partie de son cœur et de son âme sont restées là-bas dans sa chère forêt, avec ceux qu'elles aimaient !!! Elle s'est construite une autre vie, un peu bancale, elle a aimé à nouveau différemment, et en adolescente cette fois, car l'enfant est morte dans le déménagement.
La petite fille ne s'ait plus jamais senti chez elle ailleurs depuis, et chaque fois qu'elle rêve, c'est là-bas qu'elle retourne !!!
Avoir été heureuse pendant 11 ans, c'est déjà beaucoup, certains passent leur vie à chercher sans jamais trouver !!! Mais savoir ce qu'est le bonheur l'avoir goûté, et s'en voir privé (comme Adam et Eve à la porte du paradis) c'est très difficile surtout qu'elle était innocente cette petite fille !!!
Pourquoi avoir choisi Etoile comme surnom ?
J'étais chez une amie CiBiste et je devais me choisir un QRZ (surnom) pour discuter dans la petite boîte, j'ai réfléchi longtemps, et j'ai levé les yeux au ciel....En plus j'adore regarder le ciel d'été, et ça correspondait parfaitement à mon ressenti, je me sens comme une toute petite étoile perdue dans l'immensité de l'univers, dans un univers que je ne comprends pas, et qui parfois ne me paraît pas fait pour moi, ni moi pour lui d'ailleurs....
Le chiffre vient de mon département, que j'aime de tout mon cœur, je n'y vit plus, mais je viens de là et il y reste une partie de moi !!!
(et les y c'est une déformation de là-bas !!!)



(bon je sais c'est une reprise de mon précédent blog, mais j'adore ce texte...)

mardi 7 juin 2011

A la recherche...

d'un homme.... non je déconne (encore que si y'a des volontaires ....quoi faut que j'arrête les fantasmes !!! ah bon tant pis alors !!!)

Je cherche un sens, un but, des projets....

J'ai l'impression de rouler à vide, d'être perdue de ne plus avoir de lendemain, ou bien des lendemains tous identiques à vivre les mêmes journées indéfiniment....

En fait je crois que je cherche l'espoir.

Je me sens vide de sens et d'énergie les années passent les symptômes restent je n'ai pas progresser en 2 ans je dirai même que je m'enfonce chaque jour davantage je m'isole de plus en plus, j'ai envie de solitude de me rouler en boule dans mon lit pour ne plus rien voir. Je lutte car je sais que ce n'est pas bon pour moi . Je me force à sortir de ma coquille à communiquer à donner le change mais au fond de moi y'a un grand puits et je m'enfonce...

J'ai cette sensation d'intense fatigue avec laquelle je dois vivre.

Je ne me sens pas déprimée juste en cage, étouffée...

Je rêve de liberté, mais je n'y crois pas, je me sens lourde et pas que de mon poids mais de tout ce que je dois assumer !!!

Je ne sais plus quoi faire, comment changer....

Je tâtonne, j'attends un sauveur lol (avis aux hommes ayant un fort besoin de sauver une damoiselle en détresse je suis là !!! ah faut être belle en plus ? pas de bol....)


mercredi 1 juin 2011

Parabole de l'Etoile...


Il pleuvait à torrent depuis le matin. Elle était en retard de plus d’une heure, et il en avait marre de l’attendre. Elle n’était même pas son genre mais il se sentait seul en ce moment. Enfermé dans un personnage qui ne lui correspondait pas, il se trouvait à l’étroit dans sa vie, comme étouffé, asphyxié.

L’image que les autres avaient de lui, le faisait souffrir, il ne savait plus comment s’en sortir, alors il avait cherché à faire une rencontre nouvelle et voilà qu’elle l’avait planté là. Un échec de plus.

Il se retourna rageusement et découvrit le magasin contigu au café dans lequel ils avaient rendez-vous. Un antiquaire, il pouvait toujours aller faire un tour en attendant une éclaircie. Il poussa la porte et pénétra dans une petite échoppe très sombre encombrée jusqu’au plafond de vieilles choses, il repéra deux ou trois meubles intéressant mais il ne savait pas où les installer.

Il découvrit tout au fond entre deux secrétaires une vitrine remplie de bijoux anciens. Le premier que l’on remarquait était un saphir monté sur de l’or blanc, il était assez gros et brillait de milles feux, sa forme était d’un ovale parfait et la finesse de la chaîne le complétait admirablement. Un bijou probablement unique et très cher aussi, mais envoûtant !!!!

Le second qui attirait l’œil était une bague en forme de cœur d’un rose tendre et dure à la fois, on aurait dit que la pierre s’était développée uniquement dans le seul but de devenir un cœur parfait, les griffes d’or fin qui l’enchâssaient sur un anneau ciselé à la perfection étaient discrètes et mettaient en valeur la pierre. Assurément cette bague était un merveilleux présent de fiançailles elle inspirait l’amour.

Les autres bijoux étaient plus quelconques, des montres, des boucles d’oreilles, des bracelets, rien d’aussi beau que les deux premiers. Pourtant un éclat rouge sombre attira son regard et éveilla sa curiosité, un pendentif était coincé tout au fond de la vitrine un peu dissimulé par les éclairages. Il appela le vendeur et lui demanda de lui montré le bijou de plus prêt, celui-ci s’exécuta surpris.

C’était un tout petit pendentif approximativement de la forme d’une étoile, mais si mal fait que c’était difficile d’être sûre. La pierre qui composait son centre était pleine de défauts, on aurait dit que le tailleur n’avait eu d’autre but que de les mettre tous en valeur, elle était taillée en dépit du bon sens, et pourtant l’effet était saisissant. Il ne coûtait que 5€, un prix dérisoire aussi n’hésita-t-il pas.

Il installa son curieux pendentif sur une longue chaîne en argent, il ne voulait pas que ça se sache, il n’était pas très masculin ce bijou, ni très beau, juste intéressant, tellement imparfait, qu’il en devenait touchant. Il resterait caché à même sa peau, ses aspérités et sa chaleur étaient sensuels, le contact lui plaisait. Sa présence sur son cœur le rasséréna, il n’était plus condamné à l’échec, il avait maintenant une étoile porte-bonheur.

Et pour la première fois depuis longtemps il sourit.